Le Collège Noir, c’est le genre de BD qu’on ouvre sans trop savoir à quoi s’attendre… et qu’on referme en ayant encore un peu le cœur qui bat. Cette intégrale réunit les trois tomes et nous plonge dans l’histoire de six ados coincés à l’internat pendant les vacances, dans un collège perdu au milieu de la montagne. L’ambiance est déjà un peu étrange : ils sont laissés libres tant qu’ils ne dérangent pas Léna, la seule adulte sur place, qui préfère clairement la paix à l’autorité.
Et puis, un soir, un de leurs camarades disparaît. Quand son fantôme leur apparaît en pleine nuit, tout change. Les six décident de le suivre pour comprendre ce qui lui est arrivé et tenter de sauver son âme, retenue prisonnière par une sorcière. Sauf que cette dernière ne compte pas les laisser faire. Elle les maudit, et à partir de là, chaque nuit, ils se retrouvent face à des démons… qui non seulement deviennent visibles pour eux, mais qui peuvent aussi les voir. Autant dire que leurs nuits deviennent un vrai cauchemar.
Ce qui frappe dans cette BD, c’est à quel point elle réussit à faire monter l’angoisse petit à petit. Chaque nuit est pire que la précédente, les créatures sont de plus en plus effrayantes, et pourtant on reste accroché au groupe, à leur courage, à leurs petites dynamiques d’amitié. On s’attache vraiment à eux, et on a presque l’impression d’être avec eux dans les couloirs sombres du collège.
Au final, Le Collège Noir est une lecture qui fait frissonner mais qu’on dévore avec plaisir. Un mélange d’aventure et d’horreur qui fonctionne super bien, et qui reste en tête longtemps après la dernière page.
